Jan 28

BONNE ANNE 2014

Non, non, je n’étais pas malade.

Et , comme beaucoup de Français, j’ai eu mon lot de sujets de mécontentement et j’aurais pu grogner, grogner….

Mais des activités concrètes m’ont accaparé. Un atelier d’écriture en live, un autre sur Internet. L’intégration dans l’équipe de bénévoles de la bibliothèque de mon village… et puis, il faut bien l’avouer, un peu de paresse, un peu de nonchalance, m’ont fait délaisser mes différents sites.

Je m’y remets donc, l’échéance du réabonnement arrivant. Quitte à payer un hébergement pour une année de plus, autant s’en servir pour s’exprimer. Et je veux surtout que ce que j’ai déjà écrit reste sur la toile un peu plus longtemps.

Comme nous sommes toujours en janvier, même s’il ne reste que quelques petits jours,  je pourrais commencer par mes vœux et là, je reprendrai une phrase que m’a envoyée mon fiston (je ne sais pas si elle est de lui)…

que le pire de 2014 soit le meilleur de 2013

mandelatexte

Ce que je retiendrai de 2013 ?

La disparition de Mandela . Non pas que cette disparition fut une surprise, ni un événement heureux, mais parce qu’elle a permis de reparler de lui et de montrer à des milliards de personnes quel fut cet homme, quelle fut sa grandeur et quelle est sa place dans l’histoire de l’humanité. Elle a permis également de remettre sur le devant de la scène la place du pardon. Elle aurait pu permettre, mais l’actualité nous démontre encore une fois qu’il existe hélas des irréductibles, de réexpliquer aux jeunes générations les dangers de la ségrégation, du racisme, de la haine… j’aurais bien aimé que cette semaine dure plus longtemps. On a vraiment besoin, par ces temps où règne l’individualisme aveugle, du souffle de ces grands personnages qui redonnent espoir et confiance en l’humain.

Il s’est passé plein d’autres choses en 2013, des belles et des moins belles, de belles aventures humaines et de sordides affaires sales et louches. Chaque jour nous montre le pire et le meilleur de cet animal merveilleux qu’est l’homme.

Hélas, les conflits ne cessent pas sur cette terre. Certains durent, durent, et, égoïstement,  nous finissons par nous y habituer.

Vraiment dommage.

Mais revenons à MANDIBA puisque c’est comme cela que les Sud Africains l’appellent.

Bryan Pearson, un Sud-Africain, a été correspondant de l’AFP en Afrique du Sud de 1990 à 1999. Il a, à ce titre, suivi le parcours de Nelson Mandela depuis sa sortie de prison jusqu’à son départ du pouvoir. Il livre un témoignage poignant.

Comment il a réussi à calmer la foule « J’assiste à un meeting de campagne dans la township d’Alexandra, dans la banlieue de Johannesburg. La tension est extrême. » Mandela prend la parole devant une foule imprégnée de sentiments anti-Blancs…« Et puis, brusquement, il s’arrête de parler. Il montre du doigt une femme blanche qui se tient debout parmi les participants, un peu en retrait. Cette femme, là-bas, dit-il avec un large sourire. Elle m’a sauvé la vie. » Il l’invite à monter sur scène et l’embrasse chaleureusement. « Il raconte qu’en 1988, alors qu’il était incarcéré dans la prison de Pollsmoor, près du Cap, il avait été hospitalisé après avoir attrapé la tuberculose et que c’était cette femme, une infirmière, qui l’avait soigné. Mandela réussissait à renverser l’humeur de la foule. Les grondements vengeurs se taisent, noyés sous les murmures d’approbation. »

 Nelson-global

Certains héros comme Che Guevarra et Martin Luther King ne deviennent des légendes qu’une fois mort. C’est surtout leur mort, mort violente d’ailleurs, qui en a fait des héros même si leurs idéaux et leur lutte était sincère grande et digne. Leur mort les transforme en symboles de ce qu’ils prônaient. Je parle de ces personnages dans le même paragraphe car l’un et l’autre sont morts jeunes… mais je ne les associe pas pour autant, car si l’un était un apôtre (comme Gandhi) de la non violence, l’autre était un réel combattant. Mon propos n’est pas de justifier leur action mais de comprendre comment et pourquoi ils sont devenus des symboles pour des générations entières.

D’autres, car ils n’appartiennent pas en fait au monde des politiques ou au monde des Grands et mènent une vie plus que modeste suscitent l’admiration quand on en parle mais ont des difficultés à se faire entendre. Et, comme on ne meurt qu’une fois… je pense à l’abbé Pierre ou à Sœur Emmanuelle ainsi qu’à Sœur Thérésa.

Mandela, lui, c’est la légende vivante. Aussi bien du temps de sa longue captivité que du temps de sa présidence. Et encore plus depuis qu’il avait laissé cette activité.

Après vingt-sept années d’emprisonnement dans des conditions souvent très dures, et après avoir refusé d’être libéré pour rester en cohérence avec ses convictions, Mandela est relâché le 11 février 1990. S’inspirant alors de la pensée ubuntu dans laquelle il a été élevé, il soutient la réconciliation et la négociation avec le gouvernement du président Frederik de Klerk.

Ce que j’admire le plus chez Mandela, c’est la sincérité de son combat. Il combat vraiment pour ses idées et pour elles il accepte la prison, les souffrances, la privation temporaire de liberté, tout en défiant la mort. Une fois le combat gagné, Mandela sait pardonner à ses anciens adversaires. Il œuvre sincèrement pour la paix, sans haine inutile et en déployant cette force incommensurable qu’est la capacité du PARDON. Et, ce que nombre d’humains ne savent pas faire, il sait laisser sa place, laisser le pouvoir malgré les pressions de son entourage et de son camp.

Mandela n’a pas seulement œuvrer pour l’Afrique du Sud, il a œuvré pour toute l’Afrique, pour toute l’humanité.

 

Nelson Mandela

Juin 16

C’est moi le Chef !

Ils sont plusieurs en ce moment, sur notre modeste planète, à revendiquer ce statut, chacun dans leur pays, dans leur Nation. Ils sont surtout accrochés à leur pouvoir et ils sont souvent prêts à tout pour le garder. Ce peut être soit des individus, En savoir plus »

Juin 09

Des morts qui marquent !

La mort en elle même est la même pour tous et ce n’est que la différence entre les personnes qui meurent qui en font ou non un événement exceptionnel. La notoriété de certains êtres… En savoir plus »

Mai 31

CHÔMAGE, TOUJOURS PLUS HAUT !

Vous avez dit chômage ?

40 000 chômeurs de plus qu’en avril annoncés ce jour, 30 mai 2013. Deux ans de hausse continue !

A quand l’inversion de la tendance? Et au delà des chiffres, il y a la vie de tous les jours : celle d’ouvriers et ouvrières qui ont donné 30 à 40 années de leur vie à leur entreprise… mais qui un jour a été rachetée et qui n’est plus rentable, leur dit-on. En savoir plus »

Mai 26

Une pluie… de violences !

Je commencerais ce billet par un court hommage à Georges Moustaki. C’est sans aucun doute l’événement qui m’aura marqué le plus cette semaine. Mais je préfère en parler sur mon blog consacré à la musique et sur lequel je l’ avais déjà évoqué en parlant de mes années lycée.

GMoustaki

Je reviens sur la violence puisque malheureusement l’actualité quotidienne nous rappelle sans cesse son existence. Il y a moins d’un mois, c’était les bombes actionnées lors de l’arrivée du marathon à Boston. Il y a un peu plus d’une semaine, c’était les événements empêchant la commémoration de la victoire du Paris St Germain. Et il y a à peine 48 heures, l’assassinat barbare de ce soldat anglais. Et puis hier, la tentative d’assassinat d’un soldat français. Des émeutes à Stockholm, pays jusque là montré comme un exemple de démocratie sociale, des manifestations qui dégénèrent au Portugal. Et si on regarde un peu plus loin que l’Europe, on voit bien qu’une partie du monde est à feu et à sang. la Syrie ! et depuis peu le Liban. Des pays africains… la Guinée, le Tchad, le Niger. Oui, hélas, la violence est partout. La loi du plus fort est encore trop souvent la meilleure. Qu’elle soit organisée ou sauvage la violence ne disparaît pas aussi facilement de nos sociétés dites civilisées. Parfois individuelle, parfois collective il est difficile de savoir les raisons exactes de ses déferlements. Ce qui est sur c’est qu’il m’apparaît difficile de penser qu’elle puisse être gratuite même si parfois elle le semble. Ce qui est regrettable, c’est qu’elle est bien trop souvent banalisée. On s’y habitue trop. On ne sait plus trop bien quand elle est réelle et quand elle n’est que fictive, virtuelle. L’humanité a certes fait beaucoup de progrès dans la santé mais parallèlement elle n’a cessé de développer des armes de plus en plus destructrices. Aussi, tout le monde s’émeut quand un particulier s’en sert pour faire des dizaines de victimes innocentes… mais on continue de les produire et de les perfectionner… et de les vendre plus ou moins légalement.

violenceglob

Un peu de politique, maintenant. Est-ce que parce ce que j’ai remarqué une nouvelle taxe sur ma pension que je suis un peu plus critique envers le gouvernement actuel ? Sans doute, de manière plus ou moins inconsciente. Mais c’est surtout la manière dont les promesses électorales sont bafouées chaque jour un peu plus. Et ne nous dites pas que c’est la réalité qui l’impose. Chaque jour, ou presque, on apprend la mise en examen ou la condamnation d’un élu du PS pour abus de biens sociaux ou malversations. Et pour nous rassurer, le gouvernement annonce qu’il abandonne toutes les idées qui pouvaient ressembler à un combat contre les exagérations de la finance. L’argent n’a plus l’air d’être l’ennemi de Monsieur Hollande, ni du parti socialiste. Ils ont plutôt l’air de bien s’en accommoder. Donc, l’encadrement des hauts salaires des patrons, promis à grands cris il y a encore peu de temps par le premier ministre, aux oubliettes. C’est le Ministre de l’économie qui le dit. Quant à François Hollande il n’hésite pas à applaudir des deux mains les réformes drastiques qu’avait mises en place Shroeder en Allemagne. Il est où l’homme du Bourget ? Sa métamorphose est si complète que même l’UMP le félicite.

 

Ça y est, le Sénat a adopté la loi sur l’Education. Laquelle ? Ah oui, celle de Monsieur Peillon. Il voulait à tout prix mettre son nom, comme ils le font tous. Beaucoup de mots. Un peu d’argent et beaucoup de dépenses supplémentaires. Seront-elles productives, ces dépenses? Personne n’a voulu remarquer que la Cour des Comptes faisait état d’une très mauvaise gestion. Sans doute quelques bonnes choses dans cette énième loi, comme le retour à une formation des maîtres, mais quelle sera cette formation ? Quels seront les objectifs de l’école ? Ce qui me chagrine c’est que tout a été fait assez vite, sans concertations avec les parents ou les enseignants. Pourquoi ce gouvernement n’a-t-il pas provoqué un Grenelle de l’Education. C’est vrai que notre système éducatif ne correspond plus aux besoins de notre nouvelle société. Tout le monde le dit, depuis plus de vingt ans maintenant. Quant se décidera-t-on à s’asseoir calmement autour d’une table avec des spécialistes et des représentants de tous les catégories socio-professionnelles que l’Education concerne. Et puis, si il faut faire une loi, refonder l’école, prenons le temps de le faire. Et qu’elle puisse fixer les cadres d’une politique éducative pendant au moins vingt ans. Quand un Ministre de l’Education aura le courage de provoquer réellement ce Grenelle, là, on pourra espérer déboucher sur quelque chose de concret et applicable sans provoquer trop de remous comme ceux que la mise en place des nouveaux rythmes scolaires (à peine définis et mal expliqués) a suscité. Alors, oui, je suis encore déçu dans ce domaine. J’ai eu  le tort de croire que la gauche pouvait apporter le changement.

politicglob

 

Mais si la gauche me déçoit (temporairement j’espère…), la Droite et en particulier mon “ami” Jean François Copé m’horripile toujours autant. Des anti-républicains. Des extrémistes. En république, quand une loi est votée, le débat est terminé. Cela commence à bien faire leurs manifestations. Cela devient même dangereux et inconscient. C’est indigne d’un président de parti… mais bien sûr, ce n’est pas étonnant de la part de cet individu.

A propos de cette loi au sujet de laquelle j’avais émis quelques doutes au début du débat. Je n’appréciais pas les propos sectaires de certains élus socialistes… j’étais assez réticent sur les conséquences qu’une telle loi pouvait avoir en ce qui concerne l’adoption. Et bien les anti-mariage, par leurs outrances verbales et physiques m’ont conforté dans ce que je ne pensais que du bout des lèvres. Oui, c’est une bonne loi dans la mesure où elle va permettre à de nombreuses personnes de régulariser leur situation et d’avoir les mêmes droits que tout à chacun. Et sincèrement, elle ne nous enlève rien, à nous, personnes mariées.

Mai 17

CONFERENCE de PRESSE

Et une petite conférence de presse, enfin petite, si l’on peut dire, pour notre Président de la République. France TV Info, la chaine publique, celle que nous finançons avec nos impôts et avec la redevance avait mis le paquet. Rediffusion en direct, analyse, reportages, interviews de personnalités politiques et point de vue de personnes appelées « ‘experts ». En savoir plus »

Mai 14

L’EUROPE des PEUPLES

Mots Croisés ! Des Paroles et des Actes ! Autres émissions débat…

Les invités y viennent souvent délivrer ou asséner leurs messages sans trop écouter les autres. C’est lassant et fatigant, parfois ça me fait bondir, ça me fait réagir. C’est légèrement différent dans l’émission de Frédéric Taddéï où, selon moi, l’éventail des invités est beaucoup plus large. En savoir plus »

Mai 08

Maux croisés

Voulais-je dire mots croisés ?

Elle passe assez tard, cette émission, et il ne faut pas s’être trop fatigué dans la journée pour avoir la force de la regarder jusqu’au bout… il ne faut pas non plus avoir à se lever très tôt le lendemain. En savoir plus »

Mai 02

Pauvre Premier Mai

Triste premier mai.

 

Si la pluie n’est pas triste en soi, cet hiver qui n’en finit pas commence à peser et même si le muguet mouillé veut dire des larmes de joie à venir, il n’est guère agréable d’être obligé de refaire une flambée dans sa cheminée un premier mai. En savoir plus »

Avr 22

C’est quand que tu te barres « JOE » ?

La manif pour tous! Ils commencent à nous fatiguer, il paraîtrait même qu’ils commencent à se fatiguer. Il faut les entendre ou à la télé ou à la radio: on ne lâchera rien. Vocabulaire de footeux du dimanche, ambiance beauf. Ils prennent la République pour un terrain de foot. J’en ai même entendu un dire : “il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis”. En savoir plus »

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